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Fraudes au rayon poisson

31 mai 2011

Catégories : Cacophonie, Côté produits


Aujourd’hui manger est devenu un véritable casse-tête. Manger sain, manger « durable », d’accord, mais comment faire les bons choix ?

« 60 millions de consommateurs », dans son numéro Juillet-Août 2010, a réalisé une enquête sur les étiquetages des poissons les plus commercialisés. Méconnaissance de la réglementation ou abus volontaire, le fait est que la répression des  fraudes relève chaque année au moins 5% d’infractions. Les fausses appellations concernent bien souvent les mêmes espèces et il semblerait que la fraude est fréquente pour ce qui concerne la mention « sauvage » au lieu « d’élevage », comme le revèlent les analyses du rapport oméga 3/oméga 6 et de l’ isoélectrofocalisation.

Le poisson est un aliment riche en protéines, vitamines et oligo-éléments, apportant les acides gras essentiels que l’organisme ne peut fabriquer seul en quantité suffisante (d’où l’importance d’un apport extérieur). Les nutritionnistes recommandent d’en consommer deux fois par semaine.
MAIS … et c’est souvent source de confusion …
Dans le meme temps, il est également conseillé de varier les espèces en préférant des espèces de saison afin d’assurer un équilibre raisonné entre bénéfices nutritionnels et risques de contaminations.

Le méthylmercure est une substance nocive pour l’homme, présente dans certaines espèces de poissons, et pouvant engendrer des retards de développement du système nerveux central. Il est donc important de limiter la consommation de certaines espèces, surtout pour les femmes enceintes et les jeunes enfants. L’espadon, le marlin, la lamproie, ou encore le requin sont les espèces qui en contiennent le plus, selon le journal.

*

N’hésitez pas à consulter les pages 44 à 53 du magazine n°451 de « 60 Millions de Consommateurs » (numéro disponible à prix coûtant sur le site du magazine en cliquant ici), afin de retrouver quelques bons conseils pour bien choisir vos poissons.

« Maigrir fait grossir ! »

17 mai 2011

Catégories : Côté consommateurs


C’est bien connu, en cette veille estivale, l’idée de devoir ré-enfiler le maillot de bain fait parfois peur. Pour des raisons esthétiques, pour atteindre un certain idéal de minceur, les régimes amaigrissants semblent alors être l’unique solution rapide et efficace.

Mais, la santé dans tout ça ?

« Maigrir fait grossir« , tels sont les propos de Jean-Michel Leclerf, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille. « La reprise de poids est plus importante. [...] Le régime miracle n’existe pas. »

Vivre, le magazine de la Ligue contre le cancer, a publié dans son dernier numéro un article sur les dangers des régimes amaigrissants.

Une récente étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), ménée par des scientifiques et des experts en nutrition dans le cadre de la problématique « l’image du corps » lancée par le Programme National Nutrition Santé (PNNS), a évalué les risques pour la santé liés aux 15 régimes amaigrissants les plus populaires.

Les résultats en sont inquiétants :

« Ces régimes s’accompagnent d’effets secondaires. [...] Ils présentent des carences en glucides, fibres, vitamines et minéraux [...], des excès en sel et en protéines. [...] Ils sont délétèrent pour l’intégralité du capital osseux et peuvent favoriser les risques de fractures. [...]«  J-M. Leclerf

Irène Margaritis, chef de l’unité nutrition de l’Anses ajoute que « faire un régime n’est pas anodin. Les modifications physiologiques peuvent perturber l’organisme durablement. »

 

>>> Pour plus d’informations sur ces régimes jugés non recommandés, consultez l’article « Régimes amaigrissants. Attention : danger ! » pages 12 à 17 de Vivre, le magazine de la Ligue contre le cancer, n°349, 1er trimestre 2011.

Impact de la crise sur les produits ayant une promesse nutrition-santé

20 juin 2009

Catégories : Côté consommateurs, Côté produits


40 professionnels ont assisté au petit-déjeuner IREMAS sur la thématique «Consommateurs, Crise, Alimentation Santé » animé par Pascal Hébel (Responsable du secteur consommation du CREDOC) et Antoine Duvinage (Directeur Qualité du Groupe Monoprix).

EN PERIODE DE RESTRICTIONS BUDGETAIRES ET ALIMENTAIRES,
COMMENT LES CONSOMMATEURS TRAITENT-ILS LES ALIMENTS A « REVENDICATION SANTE » ?

confused-consumer

La crise financière et économique actuelle s’inscrit malheureusement au coeur d’une tendance antérieure, défavorable au budget alimentaire, avec un net décrochement constaté dès 2003.

Plus spécifiquement, la question posée est : Comment les marchés de produits revendiquant (explicitement ou non) un effet santé sont-ils impactés ?

Voici quelques extraits de ce qui s’y est dit. Et pour plus d’infos … contactez-nous !

Pascale Hébel

L’alimentation en général :
- Changement des comportements en 2008 vs 2007 : Le prix est le premier déterminant du lieu d’achat pour ses courses (Baromètre alimentation Credoc)
- Davantage d’achats faits à proximité. Il s’agit sans doute d’un changement durable lié au prix du carburant et aussi à la recherche de lien social (gens proches). Tout cela est accentué par la crise mais il s’agit d’un changement structurel dont l’amorce est antérieure à la crise.
- Baisse d’achat des plats préparés, biscuits sucrés et salés, confiserie, eaux en bouteille, produits laitiers ultra frais. Hausse en revanche pour les conserves.
- S’ils n’avaient pas de contrainte budgétaire, près de 33% des consommateurs rêveraient de consommer davantage de produits frais et 30% ne changeraient rien à leurs achats (Etude Semmaris, juin 2008).
- Parmi les critères d’achats inspirant confiance, perte de 12 points pour les ‘Marques’ et perte de 10 points pour la présence d’un label, en 2008 vs 2007.

Et l’alimentation santé ?
- En 2007, 89% des Français pensent que ce que l’on mange influe sur la santé. La France est en passe de rattraper les autres cultures sur ce plan.
- Le critère santé fait partie de la qualité d’un produit, pour environ ¾ des Français (Baromètre alimentation, Credoc). Le goût restant le premier critère de qualité.
- En 2008 vs2007, recul des produits santé et augmentation des produits de nécessité. On observe aussi une recherche de plaisir.
- Retour aux fondamentaux, on réfléchit avant de payer cher : baisse des aliments non essentiels, hausse des aliments à cuisiner (mais surtout dans un cadre de loisirs), il n’y a pas de retour vers la cuisine-corvée.
- Les injonctions santé (ex. valeurs nutritionnelles) ont moins de prise sur les consommateurs qui sont confrontés à bien d’autres ‘soucis’.

Antoine Duvinage
- Le fond de rayon a tendance à être acheté en hard discount.
- Mais pas de stockage des aliments fond de placard. On achète au fur et à mesure, retour aux achats unitaires. Ce qui augmente les visites des points de ventes de proximité.
- Les clients viennent chez une enseigne comme Monoprix pour se faire plaisir.
- Pas de baisse globale de la consommation mais un choix pour ‘éviter de tomber dans la déprime’
- Par rapport aux produits santé, les consommateurs ne veulent pas que ces produits deviennent un souci supplémentaire et disent stop aux discours moralisateurs (indice carbone, taux de lipides, etc…)
- Les préoccupations santé n’ont pas disparu, mais elles semblent être remontées en amont de la chaine alimentaire. Cela expliquerait par exemple l’explosion du Bio.
- Augmentation du besoin de confiance et du besoin de plaisir.
- Dans l’aliment, la santé ne doit pas être un aspect « en plus » mais elle doit être complètement intégrée. Recherche d’aliments ‘non-nocifs’ et plaisir.
- Les produits Bio sont en nette hausse, avec un recrutement important de consommateurs. Le Bio participerait du « faire bien » (pour moi, pour la planète…).
- La demande de ‘local’ est très importante et révèle l’attachement des Français aux produits régionaux.
- « La décontraction nutritionnelle (et non plus les peurs et les craintes) sera indispensable à la relance de la consommation ».

En conclusion de ces deux interventions et de la discussion qui a suivi, il est ressorti quelques points majeurs :
Sauf raison ou occasion particulière, le prix est devenu le premier déterminant des achats alimentaires.
Une offre alimentaire doit faire plaisir et « en plus » être saine, sûre et nutritionnellement correcte.
Les consommateurs fuient la complication, l’incertitude et le stress : ils ont besoin de réassurance et fuient les sollicitations perturbantes ou culpabilisantes.
La « crise » fait que le surcoût lié à un achat spécifique (par exemple un « aliment santé ») doit être justifié par une promesse et une « raison d’y croire » indiscutables : la conjoncture n’est donc pas favorable aux aliments santé, aux labels en général ou aux marques.
Par contre, les performances actuelles du « bio/naturel » semblent correspondre à plusieurs des critères indiqués !

Source photo : Ralph Bijker, Flickr image



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