« Maigrir fait grossir ! »
17 mai 2011
Catégories : Côté consommateurs
C’est bien connu, en cette veille estivale, l’idée de devoir ré-enfiler le maillot de bain fait parfois peur. Pour des raisons esthétiques, pour atteindre un certain idéal de minceur, les régimes amaigrissants semblent alors être l’unique solution rapide et efficace.
Mais, la santé dans tout ça ?
« Maigrir fait grossir« , tels sont les propos de Jean-Michel Leclerf, chef du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille. « La reprise de poids est plus importante. [...] Le régime miracle n’existe pas. »
Vivre, le magazine de la Ligue contre le cancer, a publié dans son dernier numéro un article sur les dangers des régimes amaigrissants.
Une récente étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), ménée par des scientifiques et des experts en nutrition dans le cadre de la problématique « l’image du corps » lancée par le Programme National Nutrition Santé (PNNS), a évalué les risques pour la santé liés aux 15 régimes amaigrissants les plus populaires.
Les résultats en sont inquiétants :
« Ces régimes s’accompagnent d’effets secondaires. [...] Ils présentent des carences en glucides, fibres, vitamines et minéraux [...], des excès en sel et en protéines. [...] Ils sont délétèrent pour l’intégralité du capital osseux et peuvent favoriser les risques de fractures. [...]« J-M. Leclerf
Irène Margaritis, chef de l’unité nutrition de l’Anses ajoute que « faire un régime n’est pas anodin. Les modifications physiologiques peuvent perturber l’organisme durablement. »
>>> Pour plus d’informations sur ces régimes jugés non recommandés, consultez l’article « Régimes amaigrissants. Attention : danger ! » pages 12 à 17 de Vivre, le magazine de la Ligue contre le cancer, n°349, 1er trimestre 2011.
Oh my Food! La santé, ça se cuisine !
2 novembre 2010
Catégories : Agenda, Cacophonie, Ce qui tempère la cacophonie, Côté consommateurs

Oh my Food!, c’est une nouvelle communauté pour une alimentation santé et une cuisine plaisir. Une communauté de consommateurs, de particuliers et de professionnels.
Leur baseline » La santé ça se cuisine ! « résume toute la philosophie de ceux qui souhaitent échanger, s’informer, se retrouver régulièrement grâce à Internet et aux réseaux sociaux.
Tout est basé sur l’échange et l’information virtuels. D’ailleurs, l’IREMAS y est mentionné à propos de la publication du Livre blanc IREMAS de la cacophonie alimentaire et nutritionnelle, à lire en cliquant ici (site) ou là (Facebook) !
Un des points de départ d’Oh my Food! est de constater la cacophonie nutritionnelle co-existante avec, d’une part l’envie des consommateurs de gagner en connaissance nutrition-santé pour pouvoir être pleinement acteurs de leurs choix, et d’autre part le goût (voire la passion) culinaire qui anime les Français.
L’ensemble est piloté par un comité d’experts d’univers complémentaires : médical, culinaire, sociétal, vision consommateurs et média.
Un grand rendez-vous annuel permettra à la communauté de se retrouver : 17-19 juin 2011 à Paris expo, Porte de Versailles. Save the date !!
Source : Oh my Food!
Impact de la crise sur les produits ayant une promesse nutrition-santé
20 juin 2009
Catégories : Côté consommateurs, Côté produits
40 professionnels ont assisté au petit-déjeuner IREMAS sur la thématique «Consommateurs, Crise, Alimentation Santé » animé par Pascal Hébel (Responsable du secteur consommation du CREDOC) et Antoine Duvinage (Directeur Qualité du Groupe Monoprix).
EN PERIODE DE RESTRICTIONS BUDGETAIRES ET ALIMENTAIRES,
COMMENT LES CONSOMMATEURS TRAITENT-ILS LES ALIMENTS A « REVENDICATION SANTE » ?

La crise financière et économique actuelle s’inscrit malheureusement au coeur d’une tendance antérieure, défavorable au budget alimentaire, avec un net décrochement constaté dès 2003.
Plus spécifiquement, la question posée est : Comment les marchés de produits revendiquant (explicitement ou non) un effet santé sont-ils impactés ?
Voici quelques extraits de ce qui s’y est dit. Et pour plus d’infos … contactez-nous !
Pascale Hébel
L’alimentation en général :
- Changement des comportements en 2008 vs 2007 : Le prix est le premier déterminant du lieu d’achat pour ses courses (Baromètre alimentation Credoc)
- Davantage d’achats faits à proximité. Il s’agit sans doute d’un changement durable lié au prix du carburant et aussi à la recherche de lien social (gens proches). Tout cela est accentué par la crise mais il s’agit d’un changement structurel dont l’amorce est antérieure à la crise.
- Baisse d’achat des plats préparés, biscuits sucrés et salés, confiserie, eaux en bouteille, produits laitiers ultra frais. Hausse en revanche pour les conserves.
- S’ils n’avaient pas de contrainte budgétaire, près de 33% des consommateurs rêveraient de consommer davantage de produits frais et 30% ne changeraient rien à leurs achats (Etude Semmaris, juin 2008).
- Parmi les critères d’achats inspirant confiance, perte de 12 points pour les ‘Marques’ et perte de 10 points pour la présence d’un label, en 2008 vs 2007.
Et l’alimentation santé ?
- En 2007, 89% des Français pensent que ce que l’on mange influe sur la santé. La France est en passe de rattraper les autres cultures sur ce plan.
- Le critère santé fait partie de la qualité d’un produit, pour environ ¾ des Français (Baromètre alimentation, Credoc). Le goût restant le premier critère de qualité.
- En 2008 vs2007, recul des produits santé et augmentation des produits de nécessité. On observe aussi une recherche de plaisir.
- Retour aux fondamentaux, on réfléchit avant de payer cher : baisse des aliments non essentiels, hausse des aliments à cuisiner (mais surtout dans un cadre de loisirs), il n’y a pas de retour vers la cuisine-corvée.
- Les injonctions santé (ex. valeurs nutritionnelles) ont moins de prise sur les consommateurs qui sont confrontés à bien d’autres ‘soucis’.
Antoine Duvinage
- Le fond de rayon a tendance à être acheté en hard discount.
- Mais pas de stockage des aliments fond de placard. On achète au fur et à mesure, retour aux achats unitaires. Ce qui augmente les visites des points de ventes de proximité.
- Les clients viennent chez une enseigne comme Monoprix pour se faire plaisir.
- Pas de baisse globale de la consommation mais un choix pour ‘éviter de tomber dans la déprime’
- Par rapport aux produits santé, les consommateurs ne veulent pas que ces produits deviennent un souci supplémentaire et disent stop aux discours moralisateurs (indice carbone, taux de lipides, etc…)
- Les préoccupations santé n’ont pas disparu, mais elles semblent être remontées en amont de la chaine alimentaire. Cela expliquerait par exemple l’explosion du Bio.
- Augmentation du besoin de confiance et du besoin de plaisir.
- Dans l’aliment, la santé ne doit pas être un aspect « en plus » mais elle doit être complètement intégrée. Recherche d’aliments ‘non-nocifs’ et plaisir.
- Les produits Bio sont en nette hausse, avec un recrutement important de consommateurs. Le Bio participerait du « faire bien » (pour moi, pour la planète…).
- La demande de ‘local’ est très importante et révèle l’attachement des Français aux produits régionaux.
- « La décontraction nutritionnelle (et non plus les peurs et les craintes) sera indispensable à la relance de la consommation ».
En conclusion de ces deux interventions et de la discussion qui a suivi, il est ressorti quelques points majeurs :
Sauf raison ou occasion particulière, le prix est devenu le premier déterminant des achats alimentaires.
Une offre alimentaire doit faire plaisir et « en plus » être saine, sûre et nutritionnellement correcte.
Les consommateurs fuient la complication, l’incertitude et le stress : ils ont besoin de réassurance et fuient les sollicitations perturbantes ou culpabilisantes.
La « crise » fait que le surcoût lié à un achat spécifique (par exemple un « aliment santé ») doit être justifié par une promesse et une « raison d’y croire » indiscutables : la conjoncture n’est donc pas favorable aux aliments santé, aux labels en général ou aux marques.
Par contre, les performances actuelles du « bio/naturel » semblent correspondre à plusieurs des critères indiqués !
Source photo : Ralph Bijker, Flickr image
Alli, la pilule de la cacophonie
11 juin 2009
Catégories : Ce qui exacerbe la cacophonie, Côté consommateurs
Depuis le 6 mai, vous pouvez découvrir la pilule Alli ! Remède miracle contre la prise de poids, Alli est en vente libre derrière les comptoirs des pharmaciens. La Commission européenne a en effet accordé l’autorisation de mise sur le marché pour ce médicament qui est une version allégée du médicament Orlistat, commercialisé sous le nom Xénical, disponible sur prescription médicale depuis plusieurs années. Alors que le Xénical est vendu en dose de 120 mg, Alli est commercialisée en dose de 60 mg. Cette pilule est indiquée pour les personnes ayant un surpoids déclaré, correspondant à un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 28. Cependant aujourd’hui n’importe quel patient/consommateur peut se la procurer !
Pouvez-vous entrevoir les nombreuses cacophonies ?
1. Depuis plusieurs années, le corps médical encourage vivement les personnes en surpoids ou obèses à être suivies par un spécialiste. Cependant ces patients ont maintenant la possibilité de gérer seuls leur problème de poids grâce à cette pilule magique.
2. Il est assez évident que les personnes sans véritables problèmes de poids vont se procurer ce médicament pour affiner leur silhouette ou pour se permettre de manger plus que de raison sachant que cette pilule éliminera le surplus de graisses.
Rappelons que l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) recommande aux candidats potentiels de consulter leur médecin « avant de débuter un traitement avec Alli ». Cet avis médical est en revanche « nécessaire » chez les diabétiques et les patients traités par amiodarone contre des troubles graves du rythme cardiaque.
Alli est aussi contre-indiqué pour les femmes enceintes ou allaitantes et aux jeunes de moins de 18 ans, deux populations susceptibles d’être fragilisées par des déséquilibres nutritifs. Il peut également limiter l’absorption des vitamines liposolubles (A, D, E, K). Enfin, un dernier point mais pas des moindres : en cas de diarrhée sévère, l’efficacité des contraceptifs oraux peut aussi être sévèrement réduite…
Confusion de l’étiquetage : avis d’une consommatrice
25 avril 2009
Catégories : Côté consommateurs
Relevé sur le blog Actualités du site Passeport Santé.net,
Suite à l’article « Les étiquettes alimentaires : les comprenez-vous ? », voici différents commentaires publiés par des internautes, visiblement déjà un peu experts en lecture d’étiquettes pour certains :
1-
« OUI IL EST DIFFICILE DE COMPRENDRE LA VALEUR NUTRITIVE OU MALSAINE DES TERMES UTILISÉS DANS BEAUCOUP DES PRODUITS VENDUS DANS LES MARCHÉS ALIMENTAIRES.
J’APPRECIERAIS BEAUCOUP S’IL Y AVAIT UN GLOSSAIRE ALIMENTAIRE NOUS PERMETTANT DE COMPRENDRE LES TERMES UTILISÉS ET LEUR CONTENU.
SOUVENT JE VOUDRAIS ACHETER UNE GATERIE ET J’ESSAIE DE VOIR PARMI LES CHOIX CELUI QUI SERAIT LE MOINS DOMMAGEABLE POUR MA SANTÉ. ÉTANT DONNÉ QUE JE FINIS TOUJOURS PAR ÊTRE INCERTAINE DE BIEN COMPRENDRE, J’ÉVITE D’EN ACHETER.
C’EST SUREMENT MEILLEUR POUR MA SANTÉ, MAIS CE SERAIT RÉCONFORTANT D’AVOIR UNE FACON D’APPRENDRE A BIEN COMPRENDRE CES TERMES. »
2-
« Pour un peu que l’on se donne la peine de les comprendre, les étiquettes des produits alimentaires sont une excellente source de renseignements ».
3-
« Je lis systématiquement les tableaux des valeurs nutritives de tous les aliments que j’achète et les quantités qui y sont indiquées vont influencer mon choix. Cependant, lorsque vient le temps de savoir si ce produit est riche en fer, calcium ou zinc, les tableaux n’indiquent qu’un pourcentage. Par exemple, mes céréales du matin indiquent que chaque portion contient 50% du fer requis quotidiennement… En sachant que les besoin en fer d’une femme est deux fois plus grand que celui d’un homme, que veut réellement dire ce pourcentage ? »
4-
« Ces tableaux nutritionnels devraient même devenir plus précis…
Par exemple, les sucres naturels et les sucres artificiels devraient être spécifiés sur ces tableaux… Il devrait être obligatoire pour les entreprises de déclarer si les ingrédients utilisés sont biologiques ou non, si des pesticides ont été utilisées pour les produire ou s’il s’agit de OGMs… En somme tout ce que ces entreprises ne veulent pas nous dire… »
Plus d’info, moins d’info… la question est peut-être « Où délivrer l’info ? ».
L’étiquette seule ne suffira jamais à transmettre tout ce que l’on voudrait.
Des consommateurs perdus face à la nutrition
27 mars 2009
Catégories : Côté consommateurs
Le bureau d’étude Cegma Topo a réalisé une enquête* sur la consommation alimentaire des Français. Elle a révélé que 42,2% des Français sont réfractaires à la consommation de produits allégés et light et 30,5% s’estiment mal informés sur la nutrition et la santé.
Ces derniers déclarent recevoir des informations nombreuses, vagues et contradictoires à ce sujet. De façon paradoxale, ils invoquent également un manque d’information (notamment d’informations accessibles à tous, de données précises sur les ingrédients, …).
Concernant les acteurs de l’équilibre alimentaire, 74,7% des Français estiment que les industriels ne font pas suffisamment d’efforts et devraient en faire davantage pour les aider à mieux se nourrir. Les distributeurs devraient également s’investir plus pour 66,9% des Français.
*Enquête réalisée sur un échantillon de 308 individus, âgés de 16 à 67 ans. Cette étude a été menée en ligne du 26 février au 2 mars 2009.
La cacophonie alimentaire dans les programmes TV pour les enfants : la vidéo
11 novembre 2008
Catégories : Côté consommateurs
La cacophonie alimentaire dans les programmes TV pour les enfants
11 novembre 2008
Catégories : Côté consommateurs
Le ministère de l’Agriculture s’est associé à la chaîne M6 pour s’adresser aux enfants (7 à 12 ans) sur le thème “bien manger”. Ce programme est composé de 14 dessins animés de 2 min consacrés à l’alimentation, diffusés depuis le 11 octobre sur M6 Kid. Les épisodes sont ensuite mis en ligne sur le site du ministère.
Quelle a été notre surprise en regardant le premier épisode !
Pendant 1 min 25 (soit les 3/4 de l’épisode), Vinz le grand frère explique à sa petite sœur Lou que les poissons sont carrés car ils sont serrés au fond de l’eau, que la salade pousse en sachet et les spaghettis dans les champs. Même quand le père intervient, on apprend que les vaches pondent des briques de lait et que les fruits et légumes se cultivent dans le réfrigérateur.
Fort heureusement la vérité est ensuite rétablie mais de façon beaucoup trop succincte dans les 25 secondes restantes de l’épisode. Difficile pour un enfant de retenir les bonnes informations…
Et vous qu’en pensez vous ?
Un label pour l’info santé sur Internet
28 octobre 2008
Catégories : Côté consommateurs
Un patient sur cinq environ consulte un site Internet pour rechercher de l’information sur la santé. Mais quelle qualité et quel sérieux d’info santé y trouve-il ?
La Haute Autorité de santé (HAS) a reçu la mission d’établir une procédure de certification des sites Internet relatifs à la santé en France. La HAS a choisi la fondation Health On the Net (HON), une organisation non gouvernementale suisse, pour ce travail.
Les sites qui le souhaitent peuvent demander ce label s’ils souhaitent se différencier des sites purement sectaires, escrocs ou farfelus. L’obtention du label aidera les internautes à identifier les sites de qualité et permettra aux professionnels de santé d’orienter leurs patients vers de l’information crédible.
Consultez les documents d’information et d’accompagnement de la certification des sites Internet santé réalisés par la HAS
Sources : HAS ; Mediscoop
Manger : plaisir ou danger ? sur France 3
26 octobre 2008
Catégories : Côté consommateurs
“Une soirée spéciale, consacrée à un sujet qui préoccupe tout le monde : l’alimentation.
Au point que les modes alimentaire se multiplient : il y a les amateurs de bio, les accros à la diète, les fans du tout protéine ou, plus inquiétant, ceux qui souffrent d’anorexie, voire d’orthorexie.
Même si chacun voudrait, par son alimentation, trouver un équilibre et conserver une bonne santé, il est difficile d’y voir clair dans tous ces nouveaux comportements ou troubles alimentaires.
Marina Carrère d’Encausse, Michel Cymes et Jamy Gourmaud se sont penchés sur le sujet et ont décrypté, reportages et témoignages à l’appui, le comment du pourquoi des aliments.
De la malbouffe aux OGM en passant par le fonctionnement du métabolisme corporel, tous les sujets sont abordés, de manière simple et pédagogique”.
Où l’on remarque comment se dessine la tendance actuelle où tous les avis et opinions sont livrés au téléspectateur sans hiérarchisation : la parole de l’expert à égalité avec le témoignage personne d’un patient…
Diffusé sur France 3, le 6 octobre 2008
Source : Yahoo ! Télé



